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27 décembre 2013

Pays & Marchés du monde : les Açores

"'Pays & Marchés du Monde' vous emmène aujourd'hui dans l'archipel des Açores et plus précisément à Saão Miguel, capitale de Ponta Delgada, la plus grande île de l'archipel. Situées entre ciel et mer au beau milieu de l'Atlantique, les  îles des Açores appartiennent au Portugal et servaient autrefois de base avancée pour le ravitaillement des vols transatlantiques. L'autonomie insuffisante des appareils qui faisaient la traversée Europe Amérique justifiait cette escale obligatoire.

São Miguel, son marché da Graça et le 'cozido de Furnas' ('pot-au-volcan') sont les thèmes abordés dans cet épisode des 'Pays & Marchés du Monde', une émission co-produite par TourMagPROD avec Au Fil de l'Eau PROD et présentée par Xavier Petit. Les "Marchés du Monde" est une série magazine qui présente chaque mois une destination à travers son marché, ses produits, ses attraits et ses spécialités."


24 mai 2010

Le "cozido das Furnas" : étonnant et unique !



Sur l'île de São Miguel, aux Açores, on utilise l'activité volcanique naturelle de la très belle localité de Furnas pour cuisiner le "cozido", une sorte de pot-au-feu ou potée à la portugaise. On place les viandes - boeuf, porc, poulet, saucisses fumées - et les légumes - chou, carottes et pommes de terre - dans une casserole ou une cocotte bien fermée qui est ensuite soigneusement enveloppée dans un linge. La cocotte est alors descendue dans un trou profond, à même le sol, à proximité de la zone des geysers, puis recouverte de terre. La cuisson prend de 5 à 7 heures. Il ne reste plus ensuite qu'à déterrer la cocotte et à déguster le "cozido". Au milieu de la nature si l'on a apporté sa propre cocotte garnie ou dans l'un des restaurants de Furnas. Un délice 100% écolo ! :)

17 décembre 2008

Je m'envole...!


Photo : SATA - Air Azores

Chers amis qui passez tous les jours, de temps en temps ou au hasard de vos navigations sur la toile,

La "tasca" ferme pendant quelques jours, le temps que je trouve mes marques dans ma nouvelle cuisine de l'île Terceira, aux Açores. Je pars de Lisbonne vendredi matin, mais dois emballer mon ordinateur dès ce soir. Aussi, je vous dis à très bientôt pour de nouvelles aventures culinaires encore plus atlantiques.

En attendant mon retour derrière les fourneaux, je vous laisse vous faire une idée de ma nouvelle région en regardant quelques très belles photos, ici.

Até...!

25 novembre 2008

Une île...


Praia da Vitória, île Terceira, Açores - Portugal

Me voici de retour - brièvement - sur le continent pour la dernière ligne droite: le transport de mes chiens et chats par voie aérienne. Car ça y est: je suis officiellement une habitante de l'île Terceira, aux Açores! Notre voiture et quelques cartons sont arrivés impeccables et dans les délais à Praia da Vitória. C'était un peu étrange de retrouver nos objets familiers là, sortant d'un bateau.

J'ai fêté mes 40 ans vendredi dernier, avec mes amis açoriens. Cette journée d'anniversaire a aussi été la première que j'ai passée dans ma nouvelle maison de Porto Martins, un joli village du bord de mer. Il faisait 20ºC à l'aube. Les fleurs d'hibiscus se balançaient au gré du vent et le soleil a percé les nuages en dessinant une grande plaque dorée sur l'Atlantique comme pour me souhaiter la bienvenue. Magique...!

En feuilletant les quelques livres de cuisine régionale si gentiment offerts par mes amis et en faisant un tour dans les supermarchés, je me suis aperçue qu'il existait là-bas des tas de fruits, légumes, épices, herbes, poissons et produits que je ne connaissais pas ou alors de très loin. Des découvertes que je ne manquerai pas de partager avec vous au gré de ma nouvelle vie insulaire qui s'annonce pour le moment sous les meilleurs auspices.

Merci pour tous les gentils messages d'encouragement reçus dans les boîtes de commentaires de ce blog ou par e-mail, chers visiteurs. :-)

5 août 2008

3 août 2008

Monte Sinai : mon petit coin de Paradis...

Je connais le café-restaurant Monte Sinai depuis 25 ans et l'endroit n'a pratiquement jamais changé depuis... La première fois que j'y suis allée, encore adolescente, c'était pour y déjeuner d'un poulet au barbecue après avoir passé la matinée à nager dans les eaux limpides de Lago Azul, l'un des recoins les plus tranquilles situés sur le gigantesque lac - long de 70 km - formé par le barrage de Castelo de Bode, qui alimente la ville de Lisbonne en eau du robinet. Depuis, c'est devenu le petit coin spécial où je n'emmène que les personnes les plus chères...



On y arrive en passant par Ferreira do Zêzere - une petite ville où est né mon grand-père maternel, pas très loin de Tomar. La route serpente entre les pins et les eucalyptus. L'air embaume les herbes aromatiques, les oiseaux gazouillent, les cigales s'égosillent... Le café-restaurant se cache au milieu de la végétation. Des chiens et des chats somnolent paresseusement sur un toit en terrasse... Partout, des pots de fleurs et de basilic à l'arôme entêtant, le clapotis d'un vivier en plein air où nagent des poissons de rivière...



Le café-restaurant est installé dans une jolie maison traditionnelle aux murs éclatant de blancheur, mais pourquoi s'y enfermer alors qu'à l'extérieur une magnifique et vaste terrasse surplombant le lac ne demande qu'à nous accueillir...?



Monte Sinai est l'endroit rêvé pour aller prendre le frais après une journée d'été écrasante de chaleur. On s'y sent si bien, en assistant au coucher du soleil, sous les tonnelles, à l'ombre des néfliers, oliviers et treilles de vigne. Tout y est serein, paisible...


Pain roulé au chourição, dés de jambon cru, tranches de petit fromage sec de brebis, farinheira, morcela de arroz, chouriço...

On y sert une cuisine de tasca; des plats simples et bon marché aux heures des repas, avec d'intéressantes propositions de spécialités locales d'origine judéo-portugaises comme les maranhos. Mais l'on peut aussi se contenter de petiscos (tapas) ou simplement boire un verre. Rien de bien chic ni d'apprêté, mais c'est justement ce qui fait le charme de l'endroit. Et c'est exactement ainsi que je l'aime et que je voudrais qu'il reste pour toujours, ce petit coin de Paradis à deux pas de chez moi: simple, honnête et sans prétentions. Si vous êtes en vacances dans les parages, n'hésitez pas à aller y goûter un moment de paix absolue...

Restaurante / Snack-Bar Monte Sinai
Lago Azul - Cerejeira
2240 Ferreira do Zêzere - PORTUGAL
Tel. 249 361 811

Site de l'office de tourisme de Tomar et environs


18 juillet 2008

Petits plaisirs espagnols...

... presque sans conséquences, si ce n'est pour les hanches...! ;-)



Au retour d'Aurillac, une halte quelque part au Pays Basque espagnol, dans les environs de Pampelune, début juillet...



Assortiment d'excellentes charcuteries confectionnées à partir de porc noir ibérique - la Rolls du cochon, une race exclusivement élevée au Portugal et dans le nord-ouest de l'Espagne, accompagné d'un Rioja rouge millésimé...



La cuajada, une sorte de yaourt basque au lait de brebis à la saveur inimitable. Délicieuse simplement servie avec un peu de sucre ou de confiture.

La vie est belle ! :-)

Une bonne adresse pour séjourner au Pays Basque espagnol, dans les environs de Pampelune : Apartamentos y Hoteles San Fermín

8 juillet 2008

Les Européennes du Goût - Aurillac 2008



Aurillac est une ravissante ville du Cantal posée au bord de la Jordanne. Rien que pour la connaître, ça vaut le coup de parcourir 1400 km depuis le Portugal, non...?



Et depuis maintenant quatre ans, gourmets et gourmands ont une raison supplémentaire de s'y rendre: le festival gastronomique et culturel des Europénnes du Goût qui se déroule en plein centre ville, au bord de la rivière, justement...



Débats autour de l'art culinaire, cours de cuisine, démonstrations faites par les plus grands chefs de l'actualité comme William Ledeuil, dégustations, animations, concerts, shopping gourmet, etc., les Européennes du Goûts sont devenues une référence incontournable.



Des exposants triés sur le volet nous y présentent les meilleurs produits artisanaux de France et d'ailleurs. Fromages, foie gras, charcuteries, vins, épices... J'ai craqué sur bien des stands, et si ce n'était les deux jours du voyage de retour et l'espace limité de la voiture, j'aurais tout dévalisé...! Je ne manquerai pas de vous faire découvrir mes trouvailles gourmandes dans de futurs billets.



Les Européennes du Goût, ce sont aussi des bloggeurs invités qui mettent la main à la pâte... Entre autres, Stéphane, Sigrid, Claude-Olivier et moi-même étions de la partie. Me voici confrontée au chef Jérôme Cazanave dans un "duel" des plus amicaux. Eric Roux et un orchestre - que l'on ne voit pas sur la photo - comptaient les points dans la bonne humeur générale...



Jérôme Cazanave et moi avons fini dans les temps qui nous étaient impartis. Lui, ses soufflés au fromage, et moi mes queijadas de Sintra... Cuisiner devant un public, c'est autre chose que d'être seule dans sa cuisine. Mais j'ai aimé l'expérience et m'en suis pas mal sortie, malgré le stress. Il faut dire que Jérôme Cazanave et Eric Roux ont tout fait pour que je me sente à l'aise. Je les en remercie. :-)



Le samedi soir, nous avons eu l'honneur d'être conviés à un apéritif dînatoire spécial bloggeurs où Jérôme Cazanave - mon "adversaire", nous avait concocté de délicieuses choses...



Et dès 9h00, le lendemain, je me rendais à un Atelier du Goût animé par Patrick Chazallet et Ségolène Lefèvre sur le thème de l'allaiton, un agneau de lait aveyronnais.



Sous l'oeil attentif de Ségolène, le talentueux chef Hervé Busset avait décliné l'allaiton en trois versions, de la plus cuite à la plus crue, toutes meilleures les unes que les autres, avec leurs arômes délicats d'herbes de la montagne...



Ici les rillettes d'allaiton, qui ont été suivies d'un Mac Allaiton - um hamburger raffiné à l'agneau, puis d'un carpaccio. Chaque plat devait être dégusté avec un vin choisi par Patrick Chazallet selon des critères quasi-scientifiques. J'ai beaucoup appris à Aurillac, en plus de m'y amuser.



Aux alentours de 11h00, tour de marché pour trouver les produits qui allaient servir à ma démonstration de recettes portugaises rapides. C'est ainsi que j'ai fait la connaissance de José et Véronique da Fonseca, qui animaient l'un des stands où les produits portugais étaient à l'honneur.



José - ici avec son père spécialement venu du Portugal - est un jeune homme installé à Aurillac, passionné par le Portugal et ses produits. Sa spécialité..? Les vins du Douro et l'exceptionnelle huile d'olive de Trás-os-Montes, dont il parle comme personne, parfois même en chinois (si, si!). Cliquez donc ici pour voir...



J'ai aussi eu le plaisir de rencontrer le sympathique Luís Cristino qui vendait des chouriços de toutes sortes et formats, des fromages et autres excellents produits portugais AOC - tous biologiques - comme du miel de Trás-os-Montes aux fruits secs, des tapenades, de la pâte de coings, du pain de maïs, etc.



Une fois mon panier agrémenté d'une bouteille de cognac destinée à faire flamber les chouriços fournis par Luís, je me suis rendue sur une cuisine en plein air où j'ai préparé des petiscos (tapas) devant le public. Chouriços flambés, tartines de pain de maïs gratinées au fromage de serra et au chèvre portugais de Mirandela, agrémentées de miels, de chutneys tahitiens ou de tapenade noire, le tout servi avec du vin - verde et rosé - choisi chez José, mais aussi du cognac-tonic... Zen et pro, la délicieuse Emilie - à gauche - me donnait un coup de main et animait cette sorte d'apéritif convivial qui se déroulait parmi les exposants, au coeur du festival...



Tout a passé beaucoup trop vite et je n'ai pas fait ni même vu la moitié des choses que j'aurais voulues, sur le festival. Pendant que, le dimanche soir, Les Européennes se vidaient mélancoliquement de leurs derniers visiteurs, João et moi sommes allés visiter le magnifique village médiéval de Conques (Aveyron) sur les conseils de Patrick et Ségolène.



Une belle façon de dire au revoir à l'Auvergne, qui nous a si bien accueillis, en buvant un dernier verre, les yeux perdus sur le vert de montagnes aux courbes douces...



Outre toutes celles que j'ai déjà citées plus haut, j'ai eu le bonheur de rencontrer des personnes formidables, à Aurillac. Je voudrais ici laisser un salut tout particulier aux charmantes Irisa, Esther et Dominique... Et un autre à Lucille Escourrou de Cuisine TV. Et encore un à Didier Petit.



... Et remercier chaleureusement Benjamin Piccoli, tête de l'organisation des Européennes du Goût et âme de ce beau festival. Et puis aussi faire un énorme bisou à Mamina et à Gracianne - qui n'ont pas pu venir à Aurillac, mais ont été de mon voyage chacune à sa manière...



À l'année prochaine, Aurillac...? Je ferai tout mon posssible pour revenir, sans aucun doute.

Plus sur les Européennes du Goût 2008 ici :
Cuisine et Couleurs / 1001 Recettes / ILACA - Cuisiner en Auvergne / Il Cavoletto di Bruxelles / Un p'tit creux ? / Cuisine Plurielle

Un remerciement et un "abraço" tout spécial aux exposants qui m'ont gentiment "sponsorisée" lors de mes démonstrations:

José da Fonseca - Ruby & Olive (portos, huile d'olive et vins du Douro)
14, avenue du Garric - 15000 Aurillac. Contacts: 06 13 88 53 24/ 04 71 48 71 52 / rubyetolive@hotmail.fr

Luís Cristino - Produits AOC du Portugal
Contacts: 06 26 72 61 12 / luiscristino@gmail.com

Jean-Yves Varagnac - Gie Athanor (cognacs)
Les Inchauds - 16140 Charme
Contact: 05 45 39 04 66

7 mai 2008

De retour sur le continent...


Ile Terceira, archipel des Açores - Portugal

Trop dur... Le temps d'organiser les photos et je vous raconte tout. À tout de suite pour de nouvelles aventures culinaires...!

17 mars 2008

Une promenade en Irlande pour la St. Patrick...


Croix de granit à Moate

Aujourd'hui, c'est la St. Patrick, la Fête Nationale irlandaise commémorée un peu partout où vivent des Irlandais ou leurs descendants. Je souhaite donc une très heureuse journée à tous les Irlandais de par le monde avec ces quelques images ramenées de mini-vacances passées en Irlande du Sud en novembre dernier.



Nous avons atterri à Dublin, la capitale, en milieu d'après-midi. Le ciel était gris-plomb et pour des Portugais, il faisait un froid de canard (dans le sud du Portugal, à la même époque, on se baignait encore...).


L'usine Guinness à Dublin

Nous n'avons pas fait de vieux os à Dublin. La ville a ce charme particulier mais un peu grisâtre des villes du nord de l'Europe, et puis elle est assez petite et offre peu de musées ou de monuments à visiter.



Nous avons rallié notre point de chute par la route: Clifden- comté de Galway - la capitale de la légendaire région du Connemara. Il faisait déjà nuit lorsque nous sommes arrivés au Bed & Breakfast où nous avions loué une chambre, Seamist House.



Après une bonne nuit de sommeil dans une chambre coquette et confortable, nous avons pris un petit-déjeuner fabuleux, préparé et servi par les chaleureux propriétaires de la maison. Pain noir irlandais, oeufs pochés à la perfection et confitures maison... Tout était frais et absolument délicieux. Une adresse plus que recommandable.



Clifden est une petite bourgade tranquille située au bord de l'océan, avec les verdoyantes montagnes du Connemara pour magnifique toile de fond. Beaucoup d'Irlandais et de touristes étrangers choisissent Clifden comme destination de vacances. Et comme on les comprend...!



On y compte à peine plus de 2000 habitants, mais la ville a vécu ses heures de gloire en 1905 lorsque Guglielmo Marconi y installa la première station de télégraphie sans fil au monde. Jack Philipps, opérateur radio du tristement célèbre Titanic y travailla pendant trois ans à partir de 1908. Et c'est tout près de la sation radio de Marconi qu'atterrit l'un des des premiers vols transatlantiques, en 1919.



La région du Connemara est connue pour ses paysages sublimes où de hautes montagnes se mirent dans les eaux limpides des lacs. Au détour de la route, on y tombe parfois sur de superbes monuments, comme cette abbaye qui semble tout droit sortie d'un conte de fées.



Si les principales villes irlandaises, trop austères à mon goût, ne m'ont pas séduite outre mesure, je suis en revanche complètement tombée sous le charme des villages, hameaux et paysages ruraux, véritables ex libris de ce pays magique décliné dans les plus belles et riches tonalités de vert.



L'Irlande a beau être l'un des plus petits pays d'Europe en terme de superficie, lorsqu'on le visite en voiture, on a l'impression qu'il est immense, tant les routes étroites, sinueuses et en mauvais état empêchent la moindre vitesse au volant.



Mais qu'importe le fait que les routes irlandaises rappellent les portugaises d'il y a trente ans, après tout...? Un ralentissement forcé qui permet de contempler tranquillement ces magnifiques paysages où fées et lutins doivent venir danser le soir...



Avec sa sérénité, ses verts chatoyants, ses brumes, ses vaches paissant sur de paisibles collines, ses pieds d'hortensias bleus et l'océan omniprésent, l'Irlande m'a évoqué une sorte de version géante de l'archipel portugais des Açores... Je ne pouvais qu'aimer.


Pub à Limerick

Et puis, quand la nuit tombante plaque son voile sur la campagne, on trouve refuge dans les fameux pubs aux façades peintes, si accueillants avec leurs recoins sombres. Les Irlandais dînent tôt, vers 18h00, avant de s'y retrouver entre copains à discuter jusqu'à pas d'heures tout en buvant de la bière - beaucoup, du whisky ou du gin local, parfois au son de musique celtique jouée en live.


Lowry's Pub à Clifden

La boisson la plus prisée y est la fameuse Guinness, la bière nationale, une brune à la forte personnalité. Je me demande comment ils se débrouillent pour en boire autant alors qu'un "demi" (25 cl) coûte quand même 4 € (contre 0,85 € au Portugal; je comprends mieux maintenant pourquoi il y a tant d'Irlandais qui ont choisi le sud du Portugal comme seconde patrie...). On peut aussi manger ou grignotter dans les pubs, mais il faut savoir que la cuisine que l'on y sert est chère (plats à 11-12 € en moyenne) et ne casse pas trois pattes à un canard. J'ai d'ailleurs remarqué que les Irlandais se contentaient la plupart du temps d'un bol de soupe accompagné de moult pain noir abondamment beurré.



L'Irlande étant une île, je m'attendais à y faire de somptueux festins de poissons et fruits de mer. Avant d'apprendre que l'essentiel de la pêche partait à l'exportation. J'ai parfois aperçu des moules d'élevage, du poisson frit (les fameux fish & chips) et de malheureuses crevettes bouquet (en boîte, la plupart du temps), mais très peu de ces homards dont j'avais rêvé... Côté légumes, compte-tenu du climat de l'île, on y trouve essentiellement des panais, des carottes, des navets, des poireaux, des pommes de terre, mais surtout du chou, servi à toutes les sauces.



En Irlande, on mange surtout de la viande et notamment de l'agneau, à se damner tellement il est bon, ingrédient principal du célèbre plat national, l'Irish stew. Les Irlandais apprécient également beaucoup l'oie (la graisse des oies remplace bien souvent l'huile dans la cuisine), le boeuf et le porc.



Le délicieux lait des vaches irlandaises permet la fabrication de fromages aussi bons que variés, comme le stilton ou le cheddar, pour ce citer qu'eux.



Je recommande également de goûter au saumon sauvage fumé irlandais, probablement l'un des meilleurs d'Europe.



Et d'accompagner fromages et saumon de tranches de pain noir abondamment tartinées du beurre local, crémeux et savoureux à souhait...



L'Irlande est indubitablement un pays qui mérite un voyage. Happy St. Patrick's Day !

Les principales publications culinaires irlandaises : Easy Food et Intermezzo

Recettes irlandaises sur ce blog : Irish pudding / Pommes de terre au four à l'irlandaise / Irish coffee